Velvet chokers: history, colors, and symbols

Colliers ras-de-cou en velours : histoire, couleurs et symboles

Bonjour,
J'ai créé pas mal de colliers ras du cou en velours ces derniers temps, et je voulais partager avec vous une partie de leur histoire complexe. Ces bijoux ont une histoire longue et riche, allant des amulettes protectrices antiques à la Révolution française, l'ère victorienne, et plus tard la mode gothique et "sorcière". Dans ce blog, je vous parle de ce contexte, de la signification derrière le velours noir et rouge que j'utilise souvent, et des symboles que j'ai privilégiés. Vous avez peut-être déjà des colliers ras du cou en velours, ou vous envisagez d'en acquérir un, car c'est un bijou intemporel et fascinant. En savoir plus sur ce qu'ils représentent peut ajouter de la profondeur et du sens au collier que vous chérissez.

L'histoire derrière ces pièces

Les colliers ras du cou ne sont pas du tout nouveaux. Les gens portent des objets serrés autour du cou depuis des milliers d'années. Dans l'Égypte ancienne et en Mésopotamie, ils étaient souvent faits d'or, de perles ou d'amulettes protectrices. Au Moyen Âge, certaines femmes nobles portaient des colliers ras du cou avec des pendentifs religieux, en particulier des médailles de Saint Sébastien, car elles croyaient que cela pouvait les protéger de la peste.
Le cou a toujours été considéré comme un endroit à la fois puissant et vulnérable tout au long de l'histoire. Contrairement à un collier plus long qui tombe sur la poitrine et attire le regard vers le cœur ou le plexus solaire, un ras du cou est directement posé contre la gorge. Dans l'Antiquité, les gens croyaient que cette étroite bande de bijoux pouvait protéger l'une des zones les plus exposées et essentielles du corps contre le mal, les mauvais esprits ou les maladies. C'était plus une armure qu'une décoration. Un long collier pouvait flotter gracieusement et montrer le statut de loin, mais le ras du cou protège et met en valeur la gorge elle-même, ajoutant cette couche de protection là où nous sommes le plus délicats.
La version que nous reconnaissons aujourd'hui a vraiment pris forme au XVIIIe siècle. Avant la Révolution française, les larges rubans de soie et les colliers ras du cou étaient déjà très prisés par l'aristocratie et la noblesse française, signe évident de richesse et de statut. Puis la Révolution a tout bouleversé.
Guillotine
La Révolution française a commencé avec un immense espoir : les gens voulaient la liberté, l'égalité et la fin de l'ancienne monarchie qui avait laissé tant de personnes affamées et impuissantes. Pendant un certain temps, il a semblé que les choses pourraient s'améliorer.
Eugène Delacroix La Liberté guidant le peuple
Mais en 1793, la peur a pris le dessus. La France était en guerre avec la majeure partie de l'Europe, il y avait des soulèvements à l'intérieur du pays, et les dirigeants révolutionnaires sont devenus convaincus que les ennemis étaient partout. C'est alors que la Terreur a commencé (environ de septembre 1793 à juillet 1794). Le gouvernement, dirigé par le Comité de salut public et des figures comme Robespierre, a décidé que la "Terreur" elle-même serait à l'ordre du jour pour protéger la Révolution.
Des centaines de milliers de personnes ont été arrêtées sous l'accusation d'être contre-révolutionnaires ou simplement de ne pas être suffisamment enthousiastes à l'égard du nouveau régime. Environ 17 000 ont été officiellement jugées et guillotinées, et environ 10 000 autres sont mortes en prison ou ont été exécutées sans véritable procès. Ce qui surprend beaucoup de gens aujourd'hui, c'est que les victimes n'étaient pas seulement des nobles ou des membres de la royauté comme Marie-Antoinette. La majorité étaient des Français ordinaires : des commerçants, des paysans, des artisans, des prêtres, des femmes qui s'exprimaient, et même d'anciens révolutionnaires tombés en disgrâce (comme Danton). Les accusations pouvaient provenir de choses aussi minimes qu'une rancune de voisin, un commentaire imprudent ou le fait d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Ce fut une période de profonde paranoïa où la peur et les luttes de pouvoir ont retourné la Révolution contre beaucoup de ses propres citoyens.
Dans les mois qui ont suivi la fin de la Terreur, avec l'exécution de Robespierre, certains des survivants, en particulier les proches de ceux qui avaient été guillotinés, ont commencé à se réunir lors d'événements privés connus sous le nom de bals des victimes. Il s'agissait de sociétés de danse où les gens devaient prouver qu'ils avaient perdu un membre de leur famille immédiate à la guillotine pour pouvoir entrer. Les participants se présentaient en vêtements de deuil, avec des "coupes à la guillotine" courtes (cheveux coupés à la nuque comme les condamnés), et les femmes attachaient souvent des rubans rouges étroits et serrés autour de leur cou. Cette fine ligne rouge, qui pouvait être un collier de perles, était censée imiter la marque exacte laissée par la lame : un rappel cru et visible de la coupure qui avait emporté leurs proches. Pour beaucoup, c'était un véritable deuil et une façon de dire "nous nous souvenons de ce qui nous est arrivé". Pour d'autres, c'était mêlé de défi ou même d'un humour macabre, dansant sauvagement comme pour reprendre vie après tant de morts. L'ensemble dégageait une énergie étrange, presque gothique, célébrant la survie.
Le style a même traversé la Manche jusqu'en Angleterre, où certaines femmes portaient des rubans rouges soit comme une déclaration politique, soit pour se moquer du chaos qui régnait en France. Parce que le ruban était une chose si simple et visible, sans mots attachés, il était facile pour les gens d'y lire leur propre signification. C'est ce qui rend ce morceau d'histoire si riche : la même bande rouge pouvait signifier une profonde tristesse dans un contexte et une moquerie cruelle dans un autre.
À l'époque victorienne (environ 1837-1901), les colliers ras du cou en velours sont devenus extrêmement populaires et portaient une double signification. Du côté respectable, ils étaient à la pointe de la mode. La belle-fille de la reine Victoria, la princesse Alexandra de Danemark, a rendu célèbre le style large « collier de chien ».
Alexandra of Denmark
Elle portait des colliers ras du cou élaborés en velours, perles ou diamants pour cacher une cicatrice sur son cou, et soudain toutes les femmes à la mode en voulaient un. Les versions en velours noir étaient particulièrement courantes comme bijoux de deuil, s'accordant à l'intérêt de l'époque pour la mort, les fantômes et l'au-delà. Elles semblaient raffinées et élégantes.
En même temps, un simple et fin ruban de velours noir était aussi fortement associé aux prostituées et aux courtisanes en France et dans certaines parties de l'Europe. On le voit clairement dans le célèbre tableau de Manet Olympia de 1863, où le modèle ne porte qu'un ruban noir autour du cou comme un signal délibéré. 
Ainsi, exactement le même bijou pouvait signifier l'élégance de la haute société pour une femme et une sensualité ouverte (ou une certaine profession) pour une autre. Les ballerines en portaient également pour rendre leur cou plus long et plus gracieux sur scène.
Le choker n'a jamais complètement disparu, mais il a refait surface avec une nouvelle énergie au XXe siècle. Dans le mouvement punk des années 1970, les gens ont transformé les chokers en « colliers de chien » en cuir clouté comme un acte de rébellion contre la bonne société. Puis dans les années 1990, ils ont explosé à nouveau dans les scènes gothiques et grunge. Les chokers en velours et les fines bandes de style tatouage sont devenus des tenues quotidiennes pour quiconque voulait paraître un peu sombre, alternatif ou sorcier. Ils semblaient rebelles sans trop d'effort.
Ce long fil, de la protection ancienne, à travers le luxe aristocratique, la rébellion révolutionnaire, les doubles sens victoriens, l'attitude punk et la culture gothique/sorcière moderne, est ce qui rend ces pièces intéressantes. Elles portent des siècles d'histoires directement sur la peau.

Noir et rouge : pourquoi ces deux couleurs ?

Je travaille principalement avec le noir et le rouge pour ces créations, car ces deux couleurs véhiculent une énergie claire.
Le noir procure une sensation de protection et d'ancrage. Il est lié au mystère, à la force et au pouvoir intérieur. À l'époque victorienne, c'était la couleur principale du deuil.
Le rouge est plus intense. Il renvoie directement aux rubans de la Révolution française : le sang, la passion, le courage et la survie. Le rouge est vivant et audacieux si l'on souhaite porter ce type de feu.

Quelques pendentifs et leur signification

  • Épée : symbolise la clarté, la protection et le fait de se débarrasser de ce qui ne nous sert pas. Dans le travail rituel, c'est comme l'athame : volonté focalisée et établissement de limites. Le porter à la gorge vous rappelle de parler clairement et de rester ferme.
  • Triple lune : Représente la Triple Déesse : la Jeune Fille, la Mère et la Vieille Femme. Il s'agit des cycles de la vie, de l'intuition et des phases de la lune.
  • Triquetra : Le nœud celtique qui ne se termine jamais. Il symbolise l'interconnexion : vie, mort, renaissance, ou corps, esprit, âme. C'est simple mais cela procure un sentiment d'équilibre et d'éternité.
  • Sceau de Lilith : Lilith est l'énergie féminine sauvage et indomptée : indépendance, rébellion, sensualité et refus d'être contrôlée. Son sceau est un rappel à s'approprier pleinement son pouvoir sans s'excuser.
  • Sceau de Lucifer : En tant que Porteur de Lumière, celui-ci symbolise la connaissance, l'illumination et le courage de penser par soi-même. Il s'agit moins des ténèbres que de l'éveil et de la clarté de son propre chemin.
Ce collier ras du cou associe le sceau de Lucifer, le sceau de Lilith et le pentacle inversé.

Voilà, c'est tout

En fin de compte, ces colliers ras du cou en velours sont une façon discrète de porter un morceau d'histoire compliquée directement sur votre peau. Le velours doux, les couleurs vives et les symboles se combinent pour créer quelque chose qui semble à la fois ancien et très personnel. Si vous appréciez ce genre d'histoire et de symbolisme, peut-être l'un d'entre eux résonnera-t-il en vous.
J'aimerais savoir ce que vous en pensez ou quelle partie de l'histoire vous a le plus marquée.
À bientôt !
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